VIE D'ABRAHAM-SEPARATION D'AVEC LOT

C-SEPARATION D’AVEC LOT

Querelles des bergers
Genèse 13/5-7
Abram est revenu à son point de départ. Il a restauré l’autel de l’adoration, de la prière, de la consécration et de la communion avec Dieu. Tout devrait bien aller désormais. Pourtant non. De nouvelles difficultés surgissent.

Il en est de même pour le chrétien qui marche sur le terrain des promesses de Dieu. Il est souvent confronté à des difficultés que ne connaissent ni les incrédules ni les croyants tièdes. Les problèmes sont généralement de deux ordres : il y a ceux qui résultent de nos inconséquences et de nos désobéissances ; il y a aussi ceux qui sont permis par le Seigneur pour nous apprendre à combattre, vaincre et augmenter notre foi.

Les difficultés auxquelles Abram doit faire face ici font partie des deux catégories à la fois. Les disputes entre les bergers sont une conséquence du faux-pas d’Abram. En effet, pendant leur séjour en Egypte, Abram et Lot se sont beaucoup enrichis. Ils reviennent avec des troupeaux considérables dans un pays qui sort tout juste d’une période de sécheresse. Il n’est donc pas étonnant que les pâturages et les points d’eau ne suffisent pas. Mais cette épreuve est aussi un test pour Abram. Va-t-il cette fois gérer la situation d’une manière agréable à Dieu ?

Toute désobéissance entraîne des conséquences, certaines sont immédiates, d’autres plus lointaines. La vraie repentance nous permet de les assumer et de les gérer selon l’optique de Dieu. Le diable cherche toujours d’une manière ou d’une autre à créer des tensions, des divisions. C’est notre responsabilité d’enfants de Dieu d’y être attentifs, de résister à ses sollicitations et de tout mettre en œuvre pour maintenir des relations saines entre nous et notre entourage, famille, voisins, amis, église.

La Bible prend soin, à propos de cet épisode, de préciser : « Les cananéens et les phérésiens étaient alors dans le pays ». Ce qui rend la situation d’autant plus préoccupante, c’est que les disputes se produisent en présence de ces étrangers et le témoignage en est entaché.

Quel triste tableau lorsque ceux qui se réclament de l’amour de Dieu entretiennent des critiques, des amertumes, des conflits au vu et au su des gens du monde. Jésus a dit : « A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples si vous avez de l’amour les uns pour les autres » Jean 13/35

La proposition d’Abram
Genèse 13/8-9
Abram réagit avant que la dissension des bergers n’ait envenimé sa relation avec son neveu. Il prend l’initiative de proposer une solution. Pour cela il utilise la méthode recommandée par Jésus lui-même : Matthieu 5/39-40. Ce n’est plus la poursuite de ses intérêts personnels qui le guide. Il aurait pu faire valoir ses droits, rappeler que c’était à lui et à lui seul ainsi qu’à sa descendance que Dieu avait promis le pays, arguer du fait qu’il était l’aîné et qu’en tant que tel, il avait toute autorité pour décider, trancher, obliger Lot à se soumettre à ce que lui estimait juste et bon. Mais pour Abram maintenant seuls comptent l’approbation de Dieu et le témoignage à rendre à sa gloire. C’est pourquoi, il ne revendique rien pour lui-même et laisse l’entière liberté de choix à son neveu. En agissant ainsi il fait preuve de foi et d’amour : foi en son Dieu capable de lui restituer plus tard ce qu’il abandonne aujourd’hui, et amour pour Lot, amour vrai, caractérisé par le désintéressement de soi et la considération de l’autre : « si tu vas à droite, j’irai à gauche.. ». Puisque la séparation est inévitable (ce que précise le v 6) Abram veille à ce que leurs relations ne soient pas compromises pour autant : « Nous sommes frères ».

Que cet exemple d’Abraham nous inspire dans chacune de nos relations. Cherchons avant tout à agir avec foi (je n’ai pas à défendre mes intérêts ; Dieu s’en charge et il le fait beaucoup mieux que moi) et aussi avec amour (vouloir le bien de l’autre, quitte à y perdre moi-même)

Le choix de Lot
Genèse 13/10-13
Le verset 5 de ce chapitre nous dit que Lot voyageait avec Abram. Jusqu’ici, il l’avait toujours suivi. Mais suivait-il Dieu ? On ne le voit jamais édifier un autel ou invoquer l’Eternel. En fait il était à la remorque de son oncle, jouissant des bénédictions qu’il recevait, lui emboîtant le pas dans ses erreurs également sans jamais faire preuve de décision personnelle.

Certains chrétiens d’aujourd’hui ont une attitude similaire. Ils sont fidèles tant qu’ils suivent un conjoint, des parents solidement établis dans la foi ou une assemblée vivante. Mais lorsque les circonstances les privent soudain de ce précieux appui, ils perdent leur élan, tournent leur regard vers le monde et abandonnent la course. Ils ressemblent au roi Joas qui marcha dans les voies de Dieu tant que vivait le sacrificateur qui l’avait élevé. 2 Chron 24/2

Lot leva les yeux et vit…Il ne recherche aucunement quelle est la volonté de Dieu, quels peuvent être ses objectifs à court ou à long terme. Il se laisse guider par ses sens, par la convoitise des yeux. 1 Jean 2/14-17. « C’était comme un jardin de l’Eternel, comme le pays d’Egypte ». L’aventure de la descente en Egypte ne semble pas lui avoir laissé un goût amer. Au contraire ! Il regrette apparemment la vie facile, la prospérité qu’il a connu dans ce pays. Peut-être en a-t-il assez de ce pèlerinage de foi en terrain rocailleux à l’ombre du patriarche. « Il choisit pour lui toute la plaine du Jourdain ». Il ne pense qu’à lui et sans hésiter un instant s’avance dans cette direction. Il ne prête pas attention au fait que les gens de Sodome sont méchants et de grands pécheurs devant l’Eternel. Mais il se rapproche toujours plus de cette ville de perdition et bientôt on le retrouvera à l’intérieur même de la ville, faisant partie des notables. Ce voisinage dangereux l’amènera peu à peu à vivre une vie au rabais, à perdre tous ses biens et finalement à perdre presque toute sa famille.

Quand on choisit pour soi on est toujours perdant. Quand on choisit pour Dieu on est toujours gagnant. Matthieu 16/25-26. Abram était prêt à tout perdre c’est pourquoi il a ensuite reçu le meilleur. C’est sa postérité et non celle de Lot qui possédera tout le pays y compris la plaine du Jourdain. Lot s’est éloigné de Dieu, il n’a pas renoncé à lui-même et il a tout perdu et même à deux reprises, la première fois n’ayant pas suffi à lui servir de leçon. Jésus a dit : « Cherchez premièrement le Royaume de Dieu et sa justice et toutes choses vous seront données par-dessus » Matthieu 6/33. Que ce soit notre règle de vie.

Conséquences pour Abraham
Genèse 13 :14-18
Dieu ne tarde pas à montrer à son serviteur son approbation et à renouveler ses promesses de bénédiction. Lot est descendu dans la plaine. Abram, quant à lui, de son lieu élevé, peut embrasser du regard tout le pays, dans toutes les directions. Colossiens 2/10 ; Ephésiens 2/6. Dieu n’a pas montré tout le pays à Lot, mais à Abram parce qu’il ne s’est pas attaché aux richesses passagères. Col 3/1 Non seulement Abram peut contempler son héritage mais il est invité à le parcourir pour en prendre possession par la foi. Enfin, il vient habiter parmi les chênes de Mamré (force) qui sont près d’Hébron (communion). Après sa marche chaotique, Abram entre dans la communion permanente de son Dieu et cette nouvelle expérience est marquée, comme chaque fois, par la construction d’un autel à l’Eternel



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